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Le Festival - Girouette
- 2003
AMIFRAN 12 ans
Octobre 2003
Nr. 3 |
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| Paris
a un jour de congé
Sofia - BULGARIE
Lundi
après-midi à l´aide de la troupe
“Les Tatous” de Bulgarie, on a fait une
excursion dans un village imaginaire au nom de Tcherkazki.
Les acteurs se sont transformés dans des paysans
et ils ont essayé de trouver des réponses
aux questions qui sont toujours présentes dans
l´esprit humain: “Qu´est-ce que le
bien et le mal?”
Les jeunes de Bulgarie ont porté des costumes
populaires très beaux. Ils ont réussi
à attirer l´attention des spectateurs premièrement
par les chansons d´amour dédiées
au père de la famille et au printemps et deuxièmement
par le jeu des lumières et à la fin par
une danse qui voulait exprimer une vieille tradition
bulgare par laquelle les filles prennent l´icône
pour passer par la cendre et ainsi se purifier. Cette
danse a mis en évidence leurs qualités
de joueurs d´un “théâtre total”
On a eu de tout: musique, danse, chanson, lumière
et traditions, des plus anciennes jusqu´aux plus
modernes. Ils nous ont émerveillés par
leur talent artistique et ils nous ont fait connaître
la beauté du folklore bulgare.
Nous avons remarqué aussi les masques qui ont
été faites par les acteurs mêmes.
Dans leurs traditions ces masques servaient à
chasser les mauvais esprits.
Avec cette pièce la troupe bulgare a gagné
le Festival francophone de Bulgarie, et pour cela ils
ont eu plus de confiance en leur réussite.
Tiana
Mitrici, Angela Dehelean, XIe C
Lycée Pédagogique “Dimitrie Tichindeal”
IMPRESSIONS:
Sophie Huck, France: J´ai beaucoup
aimé les chants et les danses: En grand, c´était
bien, mais on a eu du mal à comprendre car il
n´y avait pas d´histoire et de fil entre
les scènes.
Emanuela, Timisoara: J´ai aimé
la musique, ils ont très bien chanté.
J´ai aimé le lien entre la langue française
et la langue bulgare.
Miron, Baia Mare: Les Bulgares ont
présenté un spectacle très bon
et intéressant, avec une chorégraphie
vaste. On a vu qu´ils avaient travaillé
beaucoup.
Julie Gerfaud, France: La pièce
a été très bonne pour la musique
et les danses variées. Les acteurs ont présenté
très bien leur culture.
Radu Aldulescu, Timisoara: Ils ont
chanté, ils ont dansé, ils ont tout fait
pour attirer l´attention des spectateurs. Je regrette
de ne pas être Bulgare pour avoir compris les
chansons.
Andrei Teslaru, Timisoara: Un spectacle
folklorique extraordinaire, un echorégraphie
parfaitement réalisée. J´ai bien
aimé leur pièce.
Fanny, Québec: J´ai bien
aimé le travail corporel et de la voix. C´était
un spectacle excellent.
Andreea, Bucarest: J´ai aimé
leur danse et la musique. Je n´ai pas compris
le thème.
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La
mégère apprivoisée
Curtea de Arges - ROUMANIE
La troupe de
Curtea de Arges nous a placé à l´époque
de la Renaissance en nous montrant une
version française de la pièce de Shakespeare.
Fil narratif facile à suivre: il y avait deux
soeurs dont l´aînée était
une harpie et la cadette douce et gentille. Le chagrin
de la dernière était qu´elle voulait
se marier, mais la tradition l´empêchait
de le faire avant le mariage de sa soeur aînée.
La chance en lui souriant, elle allait à la
fin à se marier après le mariage de
Catalina et Petruchio. Celui-ci réussit à
apprivoiser l´aînée qui donna (surprise!)
une leçon de bonne épouse soumise à
la volonté de son mari à sa soeur Bianca.
Les acteurs, en beaux costumes d´époque,
ont essayé de nous transmettre du Shakespeare,
mais ils ont joué comme si c´était
du Molière car ils ont perdu la sobriété
et la froideur anglaise et ils les ont remplacées
par l´humour et la bonne disposition à
la française.
Musique, costumes, mouvements sur scène, voilà
ce qui a éveillé l´intérêt
du public.
Sorina
Socol, Simina Danciu, XIIe C
Lycée Pédagogique “Dimitrie Tichindeal”
IMPRESSIONS:
Matteo Concas, Italie: Très
beaux costumes, une bonne scénographie, mais
ils ont fait trop de pauses et trop de bruit. Des
acteurs doués, les personnages drôles,
mais à un moment donné je n´ai
pas pu distinguer les visages à cause des costumes
et des perruques. Quand même, tout a été
adapté à l´époque de la
Renaissance.
Stéphane, Belgique: J´ai
pas bien compris le sujet de la pièce parce
qu´ils n´ont pas articulé les mots,
je n´ai pas bien compris leur français.
Fanny, Québec: J´ai
eu la difficulté de comprendre le texte. L´ambiance
a été coupée par la chute du
rideau.
Dmitri, Moscou: J´ai bien aimé
la musique. Les costumes aussi.
Timothée, Moscou: C´était
une bonne adaptation. C´était pour la
première fois que j´ai vu Shakespeare
interprété au festival.
Benoît, Québec: Je n'ai
pas tout compris, mais j'ai aimé le jeu et
les costumes.
Marco, Italie: J'ai aimé beaucoup
les costumes. Ils ont joué vraiment bien.
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Les
présentateurs et les présentatrices
de l'Ecole Générale no. 22 |
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La
sorcière de la rue Mouffetard - Le bourricot
Târgu-Mures - ROUMANIE
Les acteurs du
Lycée Pédagogique et du Collège
Economique de Târgu-Mures nous ont
proposé la mise en scène de deux pièces
de Pierre Gripari. La première, La sorcière
de la rue Mouffetard, c´est l´histoire connue
d´une vieille et laide sorcière qui veut
gagner la jeunesse perdue en mangeant une petite fille
dont le nom commence par la lettre “N”.
Le public a beaucoup apprécié le maquillage
de la “belle sorcière”, sa figure
expressive, le jeu scénique qui ont provoqué
un effet comique exceptionnel. Les acteurs ont bien
interprété leurs personnages.
La deuxième partie, Le bourricot, inspirée
d´une farce japonaise, pose le problème
de la pauvreté qui conduit un homme à
vendre sa femme comme bourricot parce qu´ils n´avaient
de quoi manger.
Si la première partie était soutenue par
le jeu exceptionnel de la sorcière, la deuxième
se remarque par le comique de situation et de langage.
Le public, entraîné par la musique, récompensa
les acteurs et leur jeu par de longs applaudissements.
Fimia
Simandan, Cristina Turturea, XIe C
Lycée Pédagogique “Dimitrie Þichindeal”
IMPRESSIONS:
Matteo Concas, Italie: La sorcière
de la rue Mouffetard, je l´ai aimée...
La pièce a été un peu simple. J´ai
bien aimé la scénographie.
Irina, Dej: J´ai bien aimé
la sorcière parce qu´elle a eu un beau
costume et elle parlait très bien le français.
Andrei Teslaru, Timisoara: J´ai
aimé la scénographie, le décor
a été vraiment intéressant et le
plus réussi. La deuxième partie de la
pièce a été belle et amusante,
mais la musique aurait pu être plus variée.
Lucas, France: C´était
une pièce rigolo, j´ai aimé la sorcière
qui a eu un bon rôle. J´ai aimé surtout
la deuxième partie avec le bourricot.
Oana Donca, Baia Mare: C´était
une belle pièce, les acteurs de Târgu-Mures,
je les ai vus l´année passée aussi
et l´on voit très bien qu´ils ont
gagné de l´expérience. J´ai
aimé la communication avec le public.
Vesselka, Bulgarie: Les personnages
ont impressionné le public par leur force de
prestation. La musique a bien accompagné l´action.
Les costumes ont été très adéquats.
C´était vraiment magique.
Laurent, France: J´ai aimé
beaucoup le début. J´ai aimé surtout
la sorcière qui a bien joué son rôle.
Emilian, Constanta: Une pièce
énergique, des costumes gais. On a remarqué
qu´ils ont beaucoup travaillé pour préparer
cette pièce.
Pablo, Espagne: C'était bien.
Je crois que c'était très bien mis en
scène, les vêtements était aussi
très bien faits, mais il aurait été
mieux d'avoir plus des personnages.
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L'île
des esclaves
Moscou - RUSSIE
La
pièce, qui nous annonce que le salut ne peut
venir que d’un élan du coeur, de la compassion
et non d’un régime qui corrige les gens,
commence par un ballet avec des mouvements classiques
au début - mouvements rapides et courts - et
continue par un fond musical retrouvé, probablement,
à la cour française. Les Russes ont
su bien employer la musique pour souligner les moments
les plus importants de la pièce.
Le décor a été très simple,
ce qui dénote le modernisme même si la
pièce a été écrite cent
années avant.
Au contraste du décor, les costumes ont été
très riches, en respectant la manière
de s’habiller spécifique pour l’époque
de Marivaux - les acteurs ont utilisé des perruques,
des manteaux, des épées.
Les acteurs ont été appréciés
par leur jeu car ils ont su “entrer dans la
peau” du personnage.
L’idée de Marivaux de transformer utopiquement
les maîtres en esclaves pour un moment, transposée
de nos jours, s’enrichit des messages dûs
à leur contextualisation. Si on regardait chaque
bouleversement de la vie comme source de bénéfices
sur le plan du “bon coeur, de la vertu et du
caractère”?
Adela
Pintea, Diana Fantaziu, Daiana Plai, Xe F,
Collège National “Moise Nicoarã”
IMPRESSIONS:
Fanny, Quebec: Je crois
que c’est une bonne pièce, mais le décor
a été pire que les autres. Les bons
points: la qualité de leur français,
de très bons costumes et les acteurs ont joué
très bien.
Matteo, Elisa, Italie: La pièce a
été comme ci, comme ça. Le sujet
a été monocorde.
Liesbeth, Belgique: Ennuyante. Les costumes
super, dialogue long, pas clair, sec.
Mélanie, Gaëtan, Pascale, Noémi,
Roxane, Laurent, France: Non, on a pas tout
compris, ennuyante, pièce classique pas très
originale.
Line, Belgique: Ça a duré trop
long, c’était un peu difficile à
suivre. Les costumes étaient originaux.
Alicia, France: J’ai aimé le
thème et les costumes, mais j’ai trouvé
que c’était un peu trop long et que ça
a manqué du rythme.
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Un
présentateur
pas comme
les autres |
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Une
belle cérémonie
Baia Mare - ROUMANIE
Notre
admiration pour la troupe de Baia Mare et définitivement
conquise par leur jeu. Avec eux et grâce à
eux nous avons appris à chercher et à
trouver le comique dans le tragique.
Le décor même a été presque
absent de la scène, justement pour focaliser
notre attention sur le jeu des acteurs et sur les symboles.
C’est d’ailleurs le jeu des acteurs qui
a rempli toute la scène et, à la fois,
nos coeurs.
C’ètait impresionnant aussi la manière
dont ils avaient réalisé cette tragi-comédie
où symboles et absurde, plaisirs et souffrances,
rires et pleurs se mêlaient. On pourrait même
se demander où commence la tragédie et
où finit la comédie, sans pouvoir y répondre
car, dans l’animation de la vie et des sentiments,
tout est mélangé.
Le point fort du jeu des acteurs nous a paru être
cette alternance de la joie et du chagrin, ce décalage
entre la sobriété d’une cérémonie
d’enterrement (costumes adéquats, discours
religieux) et les contenus de ces discours. Humour noir,
mais aussi intégration de la mort dans la vie,
jeux comiques, des contrastes et des décalages,
tout cela c’est la vie, c’est la mort, c’est
l’homme qui vit, c’est l’homme qui
meurt.
Le public a pleinement participé à cette
“belle cérémonie”, en réagisant
par des rires et des applaudissements. Si le sujet de
la mort nous a fait tous sourire et même rire,
pour revenir finalement à la sobrieté,
c’est grâce au jeu des acteurs, c’est
grâce aussi à une excellente mise en scène.
Marius
Mitrache, Diana Berindei, XIe C
Lycée Pédagogique
“Dimitrie Tichindeal”
IMPRESSIONS:
Stefan, Serbie: C’était
magnifique! J’ai adoré la musique, la danse,
les costumes.
Petru, Dej: J’ai aimé
que la comédie fût combinée, associée
avec le drame. C’était extraordinaire.
Vladimir, Serbie: C’était
la meilleure pièce que j’aie vue. C’était
simple mais bonne.
Anca, Arad: J’étais absolument
sûre que les jeunes de Baia Mare allaient faire
un bon spectacle parce que chaque année ils nous
ont habitués à cela. J’ai beaucoup
aimé.
Adrian, Bucarest: C’était
une pièce excellente, je n’ai rien à
dire, à commenter.
Toussaint, Bucarest: La sonorité,
les gestes, le jeu et la mise en scène parfaits.
Alex, Bistrita: J’ai aimé
absolument tout et spécialement la manière
dont les acteurs ont abordé l’humour noir.
Si je pouvais leur donner une note, ça serait
au-dessus du maximum.
Ilenia, Elisa, Jacopo, Davide, Italie:
Très amusante, jolie, sympatique, on ne s’est
ennuyés pas du tout. Même s’ils n’ont
pas eu une scénographie riche, ils ont exprimé
très bien le thème. La musique a été
très bien choisie, ils ont eu un bon français,
ils ont réussi à convaincre le public
à rire. Bravo, Baia Mare, c’était
super.
Elena, Eva, Blanca, Espagne: La pièce
a été très bonne, c’était
la meilleure. En un mot: magnifique.
Andreea, Curtea de Arges: C’étaient
les meilleurs, ils sont un exemple, tout le monde devrait
les suivre. A cette heure je ne m’attendais pas
que quelqu’un puisse me faire rire comme ça.
Cécile Chevallier, France: J’ai
vraiment adoré la pièce. C’était
drôle, très dynamique et avec beaucoup
d’inventivité. C’était genial.
Ce type de pièce fait du bien à voir.
Emilian, Alexandru, Constanta: Ce que
nous avons aimé le plus c’était
l’attention aux détails. La partie la plus
intéressante et originale c’était
celle avec la bière.
Claudiu, Constanta: Je l’ai vu
comme une parodie entre la vie et la mort et j’ai
aimé qu’ils eussent fait participer le
public.
Benjamin, France: J’ai bien aimé
la pièce. C’était un vrai délice
plein de bonnes idées.
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Les journalistes au travail
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Rédaction:
Luminita Pilan, proffeseur Lycée Pédagogique
"Dimitrie Tichindeal"
Mise en page: Tickã Nistor
Direction de la redaction: Aurora Lupu,
Florica Suciu, Adriana Filip
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