Les jeunes “journalistes”
de Girouette de la nuit ont fait lundi et mardi un tour
dans les ateliers pour nous informer sur ce qui s’y
passe. Ils ont observé, participé directement
à l’activité et discuté avec
les participants et les animateurs.
Pendant deux jours les participants au festival ont
eu la chance de travailler de 9 à 12 heures dans
différents ateliers de théâtre sous
la direction des spécialistes dans ce domaine.
Ils ont été distribués à
l’un ou l’autre des 14 ateliers, dans différents
endroits de la ville. Quelques-uns sont entrés
dans le monde des marionnettes faisant ainsi connaissance
avec la technique de manier les poupées. Les
livres de spécialité les ont aidés
à comprendre ce qu’ils avaient à
faire. “C’était difficile à
nous habituer avec les marionnettes mais notre animatrice
Adela Moldovan nous a aidés” déclare
Oana Mislea de Huedin. Noémie Myon de France
était un peu déçue parce que son
attente était toute autre, elle aurait voulu
faire des “histoires de théâtre”.
C’était l’atelier “Marionnettisimo”
du Palais des enfants.
Cet atelier n’était pas le seul à
entraîner les jeunes dans un autre monde. Marie-Françoise
Piton les invite à rêver à l’impossible
en se concentrant sur l’expression, la position,
les états. “On a fait des exercices qui
nous aident à entrer “dans la peau des
personnages.” (Maya Andrééva –Bulgarie),
“on a fait une introspection“ (Syméon
Marijon –France).
Toujours travaillant sur ce qu’il y a à
l’intérieur de nous-mêmes, l’animatrice
Annamaria Cosentino dans l’atelier “ La
parole en mouvements” a insisté sur des
exercices physiques, d’amusement, d’articulation
en ayant comme support des textes poétiques accompagnés
de musique. “Tout y était parole, geste,
musique et poésie.” (Mélanie Santailler
–France)
Monsieur Alfred Ham m dont l’atelier porte pour
titre “Couleurs sur Seine” utilise la musique
pour créer l’atmosphère nécessaire
à l’expression de l’esprit. Cette
fois-ci il s’est concentré sur la France:
“ On devient conteur, on se transforme en fleuve
ayant comme modèle la Seine” nous déclare-t-il
et Guergana Stanoéva – Bulgarie ajoute:
“ici c’est l’imagination celle qui
doit désigner les mains”. “ On a
perçu la liaison entre la couleur et la musique
et selon nos états on a peint en couleurs froides
ou chaudes” –Dan Miclea –Dej.
L’atelier “Tutti quanti frutti et compagnie,
rapsodie en La mineur” de Marie-Pierre Watremez
a été une expérience agréable
car “on a eu une gentille animatrice qui nous
a appris des trucs intéressants. On a travaillé
sur le groupe, l’équilibre, beaucoup sur
le son et sur le contact” dit Cécile Chevallier
–France.
Le rythme, le mouvement et la musique ont été
des éléments d’excellence dans l’atelier
de “Danses folkloriques roumaines” animé
par Viorel Nistor. Les jeunes étrangers ont eu
l’opportunité de faire connaissance à
un aspect de la culture roumaine. “C’était
pas du tout difficile, c’était comme toutes
les danses balkaniques; c’était vraiment
joli” ( Ana Boushoueva – Russie), un inconvénient
c’était que l’animateur ne parlait
pas français (Fanny Trachy-Leclerc -Québec).
A la Maison des Minorites –Antoine Buret anime
l’atelier ‘Les crocs de la libellule”
et Constance Roubière “Le jeu en rythme;
du mouvement à l’image”. Les jeunes
participants au premier atelier s’efforcent d’imiter
les animaux et mettre ensemble ce jeu de sons en une
petite pièce. Les autres apprennent à
donner du rythme à leurs corps.
La porte de la salle du Collège Economique étant
fermée on n’a pas eu la chance de voir
comment Tatiana Rosova anime la peinture. Dommage. En
revanche l’atelier “Ecriture” était
au travail. Divisé en 3 petits groupes les participants
étaient en train de rédiger des textes
de la littérature classique. Pantea Claudiu –Arad,
nous a expliqué que c’était une
bonne modalité d’apprendre les subtilités
de la langue française.
Au Collège National “ Elena Ghiba-Birta”
encore deux ateliers ” Clown” et “L’énergie
corporelle du comédien”. Les participants
se sont convertis en clowns et avec leur grand nez rouge
ils ont préparé une parodie sur “Roméo
et Juliette” . Les autres ont travaillé
sur leur corps pour lui donner de l’énergie
sous la direction attentive de Stéphane Jassoud.
Henri Noubel avec son groupe étaient dans la
salle de fêtes du Lycée Pédagogique
en train d’apprendre à donner âme
à un texte et à engager le public à
participer à l’action d’une pièce.
Tout près, dans la salle de fêtes du Collège
National “Moise Nicoarã” leurs collègues
s’acharnent à la création sous la
direction d’ Aline Carrier. L’animatrice
leur explique comment bâtir une pièce de
théâtre. On commence par le jeu du miroir,
puis on passe à la musique et on construit le
scénario. Les participants étaient enthousiasmés
parce que ce type d’activité donne liberté
d’expression aux acteurs à montrer sur
scène leur personnalité.
Il ne nous reste qu’à leur souhaiter: Bon
travail! Bon courage ! A mercredi sur la scène
du théâtre!
Ana
Ungurian, Silvia Zdremtan, XIe F, Collège National
"Moise Nicoara"
les groupes français des XIe et XIIe C Lycée
Pédagogique "Dimitrie Tichindeal" Arad
Le
malade imaginaire
Dej - ROUMANIE
Comme
nous le savons déjà, Molière
critique à travers ces oeuvres la sottise,
l´absurdité et le caractère des
gens, et il le fait d´une manière amusante,
tout comme il l´a fait dans cette pièce.
Le début de la pièce a fait rire tout
le monde, aussi les effets comiques créés
par la répétition de certains gestes
et mots. Les acteurs ont bien interprété
leurs rôles.
Ce qui nous a impressionnés dès le début
était la tache de couleur représentée
par la variété des costumes au milieu
d´un décor simple. Le metteur en scène
a fait un mélange entre le classicisme - les
costumes spécifiques à l´époque
de Molière - et le modernisme représenté
par le fond musical, la danse orientale, l´inclusion
des mots en anglais “please” ou en latin
“in nostra corpore doctorum”.
Cette pièce a vraiment impressionné
le public car à la fin les acteurs ont été
applaudis longuement.
Ana
Ungurian, Silvia Zdremtan, XIe F
Collège National “Moise Nicoarã”
IMPRESSIONS: Pablo, Patricia, Espagne: Nous avons
aimé la musique et, bien sûr, les costumes.
Leur prononciation a été très
bonne. Alberto, Italie: Ils ont bien récité,
mais la pièce a été très
longue. Léticia et Carlos, Espagne:
Ils ont su mélanger très bien le classicisme
et le modernisme. On voit qu´ils ont beaucoup
travaillé. Bravo! Simone, Italie: Une belle mise en
scène.
Pavel, Russie: C´était un bon
spectacle, bons costumes et jeu scénique. Denisa, Curtea de Arges: J´ai
aimé la pièce parce qu´elle a
été plaisante. J´ai aimé
les costumes, la musique et les tresses de la fille
blonde. Benjamin, France: C´était
pas mal, étant donné le degré
de difficulté à jouer ce type de pièce.
J´étais satisfait de voir le niveau élevé
des acteurs et leur bonne diction. Anda, Târgu-Mures: Les costumes
m´ont plu tellement et la musique aussi. La
servante a joué très bien son rôle.
Le fantôme
des demoiselles
Kladovo - SERBIE
De tout notre coeur “Félicitations!”.
La pièce fut un véritable exemple de
jeu théâtral. La musique a introduit
le public dans l´atmosphère de la pièce..
Une colonne sonore très originale a accompagné
la prestation excellente des acteurs de la Serbie
et Monténégro.
L´action se passe dans la maison de deux vieilles
demoiselles, Amélie et Gérmaine, qui
sont sur le point de la vendre lorsqu´elles
remarquent qu´il se passe des choses bizarres
et qui, malheureusement, sont provoquées par
le fantôme de leur jeune soeur Mélanie
qui est morte depuis longtemps. Cela empêche
les possibles clients d´acheter la maison et
surtout cela arrive à effrayer même le
courageux inspecteur sceptique. La pièce fut
une véritable comédie avec des costumes
très originaux, divers et une chorégraphie
très intéressante.
On a remarqué aussi la peinture du corp, les
gestes des acteurs qui ont donné beaucoup de
couleur à la pièce.
Les situations comiques viennent surtout du mélange
entre les éléments de fiction et des
éléments de la vie réelle. C´était
une pièce fantastique très intéressante
et le public a bien remarqué cela. Bravo à
l´équipe de Serbie.
Eliza Frangopol, Monica
Gherle, XIIe F
Collège National “Moise Nicoara”
IMPRESSIONS:
Benoît et Vincent, Québec: C´était
une pièce très drôle, chaleureuse
et énergique. La troupe de Bulgarie: C´était
super, très facile à comprendre, amusante
et originale. On a beaucoup aimé la peinture
du corps qui a été magnifique et puis
les acteurs ont été super aussi. Carlos, Espagne: J´ai beaucoup
aimé la pièce, j´ai beaucoup rigolé
surtout parce que l´action a été
très simpleet compréhensible pour tous.
Catalina, Constanta: Les acteurs
ont été sympas et j´ai beaucoup
aimé le fantôme qui était très
joli. Une pièce pleine d´humour et avec
de beaux costumes et de la musique. Iadranca Mitrici, Arad: J´ai
beaucoup ri à cette pièce très
amusante et bien joué. Moi, je suis Serbe et
je l´ai aimée le plus. Stanislav, Rép. Tchèque:
C´était vraiment une pièce super,
selon moi, c´était la meilleure et le
fantôme et l´inspecteur très jolis.
C´était une pièce où personne
n´avait pas dormi. Angel, Espagne: Tout a été
bien fait, la mise en scène, le décor,
je me suis bien amusé, je l´ai bien aimée.
Martial Saint-Jean, France: J´ai
vu l´aspect technique de la pièce et
j´aurais aimé augmenter les effets des
objets volants, le jeu virtuel, travailler sur l´éclairage.
Quant au jeu des acteurs, je peux leur reprocher que
le manque de crédibilité. Le français
était compréhensible.
FIN
DE SOIREE
Après
les pièces présentées le long du
festival, les acteurs de chaque troupe ont présenté
un court spectacle en langue maternelle.
De prédilection ils ont choisi des comédies
pour mieux transmettre l'idée au public qui ne
comprenait pas la langue et la musique était
de mise.
L'atmosphère sur la scène était
plus relachée, c'est normal car après
tant de tension et de bavardage en français,
c'est de bien parler sa propre langue.
M Nusique, danse, rythme, improvisations, couleurs,
costumes populaires tout y est pour le plaisir du public.
Les acteurs
de Bistrita nous ont provoqués à une
partie d´échecs théâtrale.
Une
pièce inédite dans l´évantail
colorié de ce festival. La pièce “Echecs
et mecs” a un sujet éternellement incitant
- la femme, qu´il s´agit de la femmeenfant,
la femme-poupée, la femme fatale ou la femme-épouse,
toutes ont défilé sur la scène
dans une chorégraphie mise au point jusqu´au
moindre détail - la femme vue par les hommes.
La femme, être fragile, créée
par un Dieu déjà fatigué, le
samedi soir. Plein de symboles et significations cachés
derrière les mots et l´action. C´était
une véritable pièce qui nous a enchantés
par l´originalité du sujet: c´est-à-dire
l´illumination de la “raison enfermée”
dans le cube des idées préconçues:
la femme est vue comme un produit utilisé pour
les besoins de l´homme - “Mesdames et
surtout Messieurs”.
La pièce nous présente une société
dans laquelle le pion dominant est la publicité
excessive et les valeurs authentiques sont oubliées,
ignorées.
Illusions et apparences, moments scéniques
bien marqués, lumières et sons ont conféré
à cette pièce l´air d´un
véritable spectacle minutieusement élaboré.
La danse à deux personnages principaux voulait
suggérer la dépendance impossible à
défaire ou à nier entre l´homme
et la femme, chose soulignée aussi par leurs
répliques en tandem.
La complexité de la vie est transposée
sur l´échiquier: des hiérarchies
bien définies, des mouvements inattendus ou
bien de tristes défaites.
Un grand BRAVO pour la troupe de Bistriþa et
de tout notre coeur: Félicitations!
Fimia
Simandan, Cristina Turturea, XIe C
Lycée Pédagogique “Dimitrie Tichindeal”
IMPRESSIONS:
Vlad, Roumanie: Ils ont très
bien joué. J´ai aimé le décor.
Bryan, Roumanie: Le couple était
super. J´ai aimé surtout la fille. Super!
Vincet, Québec: Il y avait
beaucoup d´accessoires. J´aurais aimé
que la pièce soit mieux mise en scène.
Alex, Huedin: J´ai aimé
surtout le décor et la musique. C´était
un thème intéressant.
Andrei, Timisoara: C´était abstrait.
Super bien! Emanuel, France: Un très bonne
mise en scène, un très beau décor,
mais je n´ai pas compris toute l´histoire.
Benoit, Québec: Original et
même amusant, ils ont parlé bien le français,
mais l´histoire a été difficile
à comprendre. Brândusa, Huedin: Le décor
a été très beau, les personnages
aussi, spécialement les personnages collés.
C´était très bien, ca m´avait
beaucoup plu. Nikoletta et Annie, Bulgarie: La
mise en scène a été magnifique.
Les acteurs ont très bien joué. J´ai
aimé l´idée, le décor et
les costumes qui étaient très originaux.
La musique a été très bien choisie. Marie, France: Ils ont eu un très
bon décor, une très belle mise en scène. Andreea, Alexandra et Ioana, Roumanie:
Ce qui nous a impressionnés c´était
le beau décor, les costumes jolis. Les acteurs
ont très bien interprété leurs
rôles et ils étaient très ien
choisis, les époux. Le mari avait une très
bonne tonalité. Lili, Cluj: Le plus j´ai aimé
que les deux acteurs aient été bien
choisis. Je crois que c´était une idée
géniale. J´ai aimé aussi la musique. Benjamin, France: La pièce,
je la trouve un peu compliquée, mais j´ai
compris la complexité. Ils ont eu des costumes
intéressants et le décor a été
beau. Ovidiu, Curtea de Arges: C´était
une pièce belle. La musique allait très
bien avec le sujet qui était original et intéressant.
Les acteurs ont bien parlé.
Les
mots de l'absurde
Quartu Sant'Elena - ITALIE
D´origine
roumaine, Eugène Ionesco est le fondateur du
théâtre de l´absurde. Les acteurs
italiens nous proposent un parallèle entre deux
de ses pièces “La leçon” et
“La cantatrice chauve”.
Le message qui se dégage de ses pièces
est que le langage est absurde, il est source de malentendu.
Les Smith et les Martin parlent pour rien dire. Ils
ne font pas ce qu´ils disent, leurs phrases n´ont
aucun sens et ne transmettent aucune vraie pensée.
L´élève de “La leçon”,
qui veut absolument s´instruire, conduit son professeur
au désespoir et il arrive à la tuer. Le
langage abstrait des sciences est aussi incompréhensible
pour la pauvre élève désespérée
qui ne peut qu´apprendre par coeur le résultat
de “toutes les multiplications” parce que
cela ne lui dit rien tout comme la philologie qui selon
l´avis de la servante “mène au pire”.
L´íntérêt de cette mise en
scène vient justement de la présentation
alternative des épisodes d´une pièce
et de l´autre et cette approche moderne rend encore
plus absurde la conversation. La communication dans
le monde moderne, où on arrive assez souvent
à ne plus se (re)connaître, est sans sens,
banale et ne correspond pas aux gestes.
Par leur jeu les jeunes acteurs ont réussi à
créer sur scène ce monde absurde où
nous vivons tous jusqu´à devenir “les
wagons d´un train” imaginaire qui poursuit
aveuglement sa route.
Diana
Berindei, Raluca Popovici, XIe C
Lycée Pédagogique “Dimitrie Tichindeal”
IMPRESSIONS: Doina Lungu, Gheorghina Ille, Arad:
Nous avons aimé le garçon qui a joué
le rôle du professeur. La mise en scène
a été aussi très intelligente.
Ils ont parlé très haut, nous avons tout
compris et le texte est resté dans notre esprit.
Les acteurs ont été pleins d´énergie. Guergana, Bulgarie: Le spectacle a
été très bien et les Italiens m´ont
impressionnée avec leur jeu d´acteurs.
Nicoleta, Dej: J´ai aimé
beaucoup et le jeu des acteurs a été très
bon. On a eu le sentiment qu´ils vivaient les
personnages. Kamen, Bulgarie: C´était
vraiment merveilleux, j´ai aimé bien la
pièce et, malgré leur accent italien,
tout a été bien compris.
Fait
divers
Arad - ROUMANIE
Les
Aînés Amifran, devant une salle bondée,
ont présenté une pièce de Liana
Didilescu, mise en scène par Florin Didilescu,
alias Papa Didi.
Le point de départ de la pièce est la
violence en milieu scolaire – apparemment un fait
divers.
L´action se passe dans une école où
une classe terminale est terrorisée par le professeur
de maths, trop exigent, violent en gestes et paroles.
Pour assurer leurs accès au bac, les élèves
viennent la nuit à l´école pour
trouver leurs épreuves écrites, “nulles“
selon leur prof, et changer les notes. En peu de temps
ils constatent que toute la classe est là, même
le fils du prof. Les acteurs s´engagent à
un jeu d´imitation des profs: le prof de musique,
celui de chimie, de biologie. Ce jeu, comique au début,
où les acteurs surprennent bien les gestes, les
défauts, les stéréotypes des profs
finit mal quand ils ont l´idée de demander
au fils du prof de maths d´imiter son père.
La ressemblance conduit au drame, la frontière
entre le monde réel et imaginaire disparaît
et la violence s´empare du groupe qui finit à
tuer leur collègue.
Fait divers pour beaucoup d´entre nous, mais fait
réel pour ceux qui sentent sur leur peau les
effets de la violence. Et, c´est assez souvent,
sur la peau de nos enfants que nous l´expérimentons…
Les jeunes élèves du Collège National
“Moise Nicoara“ ont été naturels
dans leur jeu, comme chez eux. Ils sentaient que le
public, des élèves en majorité
était avec eux, ils étaient „en
classe“ sur scène comme dans la vie. Le
comique de situation va de paire avec le comique de
langage et, en nous laissant l´impression d´une
comédie, ils nous font assister à un drame.
Un drame terrible qui nous fait conscients d´un
des problèmes du monde contemporain: la violence.
Violence à l´école, violence en
famille, violence de langage, violence dans les films,
violence sur la scène, VIOLENCE. La violence
et l´intolérance sont reconnaissables de
loin et elles ne sont que deux des manifestations de
cette terre des hommes.
Comme depuis 11 ans, l´équipe Amifran n´a
pas déçu son public et ils sont inoubliables.
Angela
Dehelean, Tiana Mitrici, XIe C
Lycée Pédagogique „Dimitrie Tichindeal“
IMPRESSIONS:
Symeon, France: C´était
une pièce drôle que j´avais beaucoup
aimée. Je pense qu´il est difficile de
jouer quand il y a beaucoup d´acteurs. Je suis
fatiqué, mais ils ont réussi à
ne pas me laisser dormir. Katerine, Québec: C´était
une pièce drôle, bien jouée. Le
plus j´ai aimé le jeu des lumières. Iusti, Arad: Ils ont joué très
bien cette pièce. J´ai aimé la modalité
par laquelle ils ont passé de la comédie
au drame. Ils nous ont montré une classe avec
ses qualités et défauts, avec de bons
moments et aussi avec des moments de crise. Lucas, France: Elle a été
amusante, mais il y avait trop d´acteurs. L´histoire
est intéressante, c´est une idée
de jouer dans le noir, mais les lampes étaient
toujours dans les figures des spectateurs. C´étaient
gênant. Lili, Cluj: Le thème a été
original et très bien choisi. Le sujet avec le
prof m'a rappelé des situations que je connais
très bien. Ils ont été très
bien organisés. Fabienne, Belgique: J'ai aimé
les lanternes et le sujet très intéressant
et je crois que chacun a le choix à interpréter
la fin. Laura, Baia Mare: Le sujet a été
moderne, nouveau. J'ai aimé le jeu des lumières
dans le noir et aussi les personnages. Nous avons identifié
les types de professeurs. L'atmosphère avait
été fascinante. Diana, Arad: Nous nous sommes sentis
pour un moment de nouveau en classe tant tout était
réel. J'ai bien aimé leur pièce.
Giorgiana, Constanta: L'idée
était super, ils ont bien joué et on a
vu leur talent. Veronika, Rép. Tchèque:
C'était magnifique. Interprétation excellente,
thème grave. Vlad, Timisoara: Très interésant,
une jolie musique et lumières bien à leur
place. Alfred Hamm, France: La pièce
m´a plu. J´ai découvert que les élèves
qui avaient participé à mon atelier pouvaient
bien imiter leurs profs. C´était quelque
chose de différent, le jeu dans le noir.
Spectacle des ateliers
Après deux jours, les animateurs
et les acteurs des troupes du festival ont présenté
sur la scène du Théâtre d’Arad,
devant le public, mercredi le 29 octobre, le résultat
de leur travail d’équipe.
L’honneur de commencer revient à l’équipe
d’Antoine Buret, “Les crocs de la libellule”,
qui sur la scène et dans la salle du théâtre,
sont entrés dans la “peau “ de
différents animaux. Ils se sont très
bien débrouillés et le public les a
récompensés de longs applaudissements.
Après c’était le tour d’Adela
Moldovan de donner avec ses élèves vie
aux marionnettes. Sur un fond musical drôle,
les jeunes ont fait un bon spectacle. Pleins d’énergie
les participants à l’atelier de Constance
Roubière ressemblaient à des poupées
cassées. Ils ont fait rire la salle pendant
tout le spectacle.
Le spectacle a continué par l’équipe
d’Anamaria Cosentino. Ils sont entrés
en scène en rythme de tango, en montrant ainsi
au public l’harmonie et la beauté des
sentiments que l’on exprime par le mouvement.
Ils ont récité aussi une très
belle poésie qui allait juste au coeur des
spectateurs. Après ce moment poétique
les “Clowns” ont présenté
une parodie de la pièce “Roméo
et Juliette” pour l’amusement des spectateurs.
Les dessins et les couleurs nous ont émerveillés
par le joli spectacle de l’atelier ”Couleurs
sur Seine”. Les jeunes participants à
l’atelier “Energie corporelle du comédien”
ont fait un très bon spectacle sur la liberté
pour qu’ils tombent amoureux à la fin...
du public, bien sûr. Mettant en valeur la force
évocatrice des mots les élèves
de Christophe Maréchal ont rempli nos coeurs.
Les rêves se sont donné rendez-vous dans
la représentation de l’atelier “On
s’assoit et on rêve” et nous avons
rêvé et chanté avec eux.
Les acteurs participants à l’atelier
de Marie- Pierre Watremez ont réactualisé
le fameux jeu du téléphone sans fil
et nous avons reçu leur message.
Une autre parodie continue le spectacle, celle de
l’atelier “Le cycle de la création”,
parodie de l’amour, de la tragédie et
de la mort. Tatiana Rozova et ses acteurs ont donné
âme à de fameuses peintures. L’atelier
"Dramatisation et bruitage de poèmes"
a mis en scène une petite fable et le bruit
des instruments improvisés et d’autres
éléments comiques a fait le public éclaté
de rire.
Le spectacle prit fin dans le rythme frénétique
des danses folkloriques roumaines. En peu de temps
les participants au Festival International de Théâtre
francophone ont fait preuve de leur talent artistique.
Félicitations à tous!
Rédaction:
Luminita Pilan, Aurora Lupu Mise en page: Tickã Nistor Photographe amatrice digitalisee: Luminelle Direction de la redaction: Aurora Lupu,
Adriana Filip