Revue de presse - Dernières Nouvelles d'Alsace

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2006

Vendredi, 31 Mars 2006

Une semaine avec des lycéens roumains


Les lycéens roumains en visite au Parlement européen. (Photo DNA - Laurent Réa)

Le lycée Marc-Bloch de Bischheim reçoit cette semaine 29 élèves roumains. C'est l'une des applications du jumelage signé en octobre 2005 entre le lycée bischheimois et le lycée Moïse-Nicoara d'Arad (ouest de la Roumanie).

A leur arrivée en Alsace, les lycéens roumains, accompagnés par deux de leurs enseignants et par leur proviseur adjoint, ont été répartis dans des familles françaises qui les hébergent jusqu'à leur retour en Roumanie, le week-end prochain.
 Outre la participation aux activités scolaires du lycée Marc-Bloch, les jeunes Roumains ont visité Strasbourg, Bischheim et Colmar. Ils ont aussi été reçus à la municipalité de Bischheim et à la Cour européenne des droits de l'homme.
 « Ce séjour des Roumains chez nous installe une réciprocité. Fin octobre 2006, une classe de Marc-Bloch (qui sera alors en terminale) ira à Arad, où elle rencontrera dans des conditions semblables des élèves roumains », indique Jean-Claude André, proviseur à Bischheim. Ce sera l'occasion de participer au festival de théâtre scolaire organisé depuis 14 ans en Roumanie par l'association francophone Amifran d'Arad. Des lycéens d'une dizaine de pays d'Europe y présenteront, au théâtre municipal d'Arad, un spectacle en langue française. L'atelier théâtre du lycée Marc-Bloch de Bischheim, animé par une professeur de lettres, Martine Bounaix, fera lui aussi le déplacement.


Vendredi, 29 Septembre 2006

Roumanie / Sommet de la Francophonie à Bucarest

Le français, très aimé mais moins parlé

Le français jouit toujours d'une forte cote d'amour en Roumanie, où se tient le Sommet international de la francophonie. Mais les adolescents d'aujourd'hui préfèrent quand même l'anglais.

 Le français, langue favorite des vieux Roumains cultivés ? Le trait est excessif, mais la tendance est là : un Roumain de moins de trente ans vous comprend mieux si vous lui parlez anglais plutôt que français.
 Le français arrive derrière l'anglais dans l'enseignement roumain. Pour masquer cette perte d'influence, les statistiques scolaires officielles regroupent les choix de première et de deuxième langue étrangère, ce qui permet de se rassurer en disant que le français « est encore étudié par 88 % des élèves roumains ».

Un jumelage avec Bischheim

 Les initiatives locales en faveur du français ne manquent pas. Un ancien professeur de français, Florin Didilescu, anime dans la ville d'Arad (ouest de la Roumanie) une solide association au nom explicite, AMIFRAN. Chaque année depuis quinze ans, malgré un budget serré, elle organise un festival international de théâtre scolaire : tous les spectacles y sont joués en français par des lycéens venus de Russie, d'Autriche, d'Italie, de Tchéquie, etc. Quelques lycées français y sont invités : à la fin octobre, les élèves de l'atelier théâtral du lycée Marc-Bloch de Bischheim participeront à l'édition 2006.
 Examinée au quotidien, hors des congratulations officielles, la francophonie roumaine n'a ni le lustre ni l'ampleur qu'on aimerait lui voir. De vieux Roumains francophiles laissent gentiment entendre qu'ils ont parfois essuyé de l'indifférence quand ils ont fait appel à des autorités françaises. En octobre 2005, le lycée Moïse-Nicoara d'Arad a été ravi de signer le tout premier jumelage avec un établissement français, en l'occurrence le lycée Marc-Bloch de Bischheim. Mais dans ce même lycée Moïse-Nicoara, un jumelage actif avec un lycée d'Angleterre existait déjà depuis plusieurs années. « Avant de connaître le lycée de Bischheim, nous avions reçu de nombreux visiteurs français. Tous avaient eu des mots aimables pour nos leçons de français, mais c'étaient hélas des contacts sans lendemain », relève Lucia Ungur, professeur de français à Arad.

Des dictionnaires vieillots

 Il y a plusieurs façons de considérer la francophonie en Roumanie. Quand on voit la maigreur des ouvrages en français dans beaucoup de bibliothèques scolaires et les reliures usées jusqu'à la corde de dictionnaires vieillots, on est d'autant plus admiratif de voir comment les enseignants de français continuent leur travail. Le pays compte 70 lycées bilingues (roumano-français) et 27 filières francophones universitaires. Hier, le Premier ministre Calin Tariceanu a annoncé son projet de créer à Bucarest une « université francophone qui soit un centre d'excellence pour la préparation des formateurs ».
 Depuis cinq ans, un programme franco-roumain a aussi permis de créer des centres de documentation et d'information (CDI) dans des écoles et collèges de Roumanie, souvent à la campagne, avec des connections internet. Une façon de rappeler que la Roumanie est un îlot de latinité dans la vaste aire slave. Bucarest aimerait que Paris s'en souvienne plus souvent.


Samedi, 04 Novembre 2006

Strasbourg / Forum à partir de lundi

Les jeunes Européens aux travaux pratiques

Strasbourg accueille, à partir de lundi 6 novembre, le premier forum européen des jeunes. Cinquante-six Européens de 18 à 25 ans, originaires de plusieurs villes dont Tallinn, Bucarest ou Ljubljana, sont attendus dans la capitale européenne pour des travaux pratiques.

 Le premier forum européen des jeunes a lieu à Strasbourg du 6 au 12 novembre dans le cadre du Club de Strasbourg. C'est Frédérique Loutrel, vice-présidente de la communauté urbaine de Strasbourg, déléguée à la petite enfance et à la jeunesse, qui ouvrira ce forum lundi à 9 h, au centre culturel Saint-Thomas.
 Strasbourg a pris l'initiative d'accueillir 56 jeunes Européens âgés de 18 à 25 ans, venant de Plovdiv, Stara Zagora, Olomouc, Tallinn, Strasbourg, Varsovie, Poznan, Lodz, Bucarest, Ploiesti, Arad, Timisoara, Kosice, Bratislava, Maribor, Ljubljana, (villes membres du Club de Strasbourg), et de leur donner l'opportunité de vivre une expérience interculturelle unique qui sera l'occasion de discussions et d'échanges.
 En s'inspirant de la Charte européenne de la participation des jeunes à la vie locale et régionale, Strasbourg valorise la dynamique urbaine en tant qu'espace de parole et de décision de la jeunesse ; en effet, les 56 jeunes choisis ont déjà connu une forte implication citoyenne dans leur pays d'origine puisqu'ils ont tous fait partie de conseils de jeunes ou de structures similaires.
 La rencontre sera placée sous la thématique de la participation des jeunes dans la vie publique où les questions de droits de l'homme, de la discrimination et de la diversité culturelle dans les initiatives de participation au niveau local seront abordées.

Un blog, un DVD

 Au programme : séances plénières, jeux de simulation, visite des institutions, rallye européen, échanges avec des députés européens, ateliers, soirées interculturelles, autoévaluations.
 Afin de tenir compte des diversités linguistiques, les travaux se dérouleront dans deux langues : français et anglais.
 Pendant la rencontre, un blog sera constitué et il sera alimenté chaque jour par des contributions des jeunes participants. Cela permettra aux jeunes, de retour dans leurs pays, de continuer les échanges après la rencontre proprement dite.
 Par ailleurs, les jeunes réunis à Strasbourg produiront un DVD sur les différents aspects abordés lors de la rencontre (prises de vue, prises de son, scénarios). Ces supports seront distribués dans les différentes communautés locales dès retour dans leur pays, ainsi qu'à Strasbourg.
 A l'heure où le concept de l'Europe devient de plus en plus significatif pour les citoyens, il est impératif d'engager les jeunes dans le débat, afin de s'assurer qu'ils sont bien informés sur l'importance de l'Union européenne dans leurs vies et d'écouter leurs visions sur l'avenir de l'Europe.
 En effet, cette rencontre se veut un moment d'expérimentation en grandeur nature de la citoyenneté européenne.
 A ce titre, Fabienne Keller, sénatrice-maire de Strasbourg, présidera la séance plénière du vendredi 10 novembre, de 14 h à 15 h, sur le thème de l'Europe et des jeunes.

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